Le premier objet d'attachement du chiot est sa mère

Dès sa naissance, le chiot est senti et touché par sa mère, il la sent et la touche, il se familiarise avec elle. 
L'absence prolongée entraîne la détresse du chiot.
Là est le commencement de l'attachement réciproque, où se tisse ce lien privilégié apaisant, qui permet la construction de l'être; pour le chiot, cela est aussi nécessaire pour vivre, que de boire et de manger.

Premiere phase

Seconde phase

Vers le 12ème jour, le chiot ouvre les yeux, voit sa mère. Vers le 
16ème jour, il l'entend et commence à la percevoir comme un être distinct
Au cours de cette période, une interaction spontanée entre le chiot et sa mère se met en place.


Jusqu'à l'âge d'environ 4 semaines, le chiot ne peut faire ses besoins seul. En attendant, c'est la chienne qui provoque l'élimination des urines et excréments. Pour cela, elle donne un coup de nez, fait retourner son chiot sur le côté, en léchant la région périnéale. Le reflexe est le premier signe de soumission du chiot.
Vers la 5ème semaine, la tétée devient douloureuse, la mère grogne et repousse ses chiots à coups de dents maîtrisés; le chiot tente de l'apaiser en se mettant sur le dos, reprenant la posture qui la faisait le lécher pour obtenir l'élimination.
Rassuré par la proximité de son premier objet d'attachement (sa mère), le chiot peut, maintenant qu'il voit et entend, commencer l'exploration du monde alentour du nid, et s'essayer aux jeux avec sa fratrie.

Fort de ses premières acquisitions, le chiot peut, poursuivre son développement et sa socialisation. Aborder l'étape nécessaire de l'empreinte à d'autres espèces animales et surtout aux êtres humains, car plus tard il devra vivre et interagir avec eux. 

D'où la nécessité, chez l'éleveur ou la famille de naissance, très tôt de manipuler, toucher, caresser le chiot, dans le respect de sa fragilité bien sûr, ainsi que de ses longues périodes de sommeil.

Puis progressivement, entre sa 3ème et 7ème semaine, lui offrir de côtoyer l'environnement humain le plus varié et stimulant possible, sera le gage d'une bonne familiarisation aux formes, bruits et comportements humains.

Durant cette période de forte attraction sociale pour lui, il apprend en l'expérimentant que la période de socialisation est capitale pour le chiot, et plus les expériences seront pour lui riches et multiples, plus l'animal sera bien équilibré à l'âge adulte.

Se déplacer en voiture, frôler l'aspirateur, entendre les bruits d'une maisonnée remplie d'enfants, ados, adultes avec les cris, pleurs et chamailleries de toutes sortes seront pour lui d'une grande importance. Fréquenter le chien ou le chat du voisin, voir fondre sur soi un bambin à vélo ou en rollers, ne seront pas des épreuves, mais le banal quotidien d'un chien moyen.

Au long de ces quelques semaines, le chiot aura découvert que tout comportement, les siens comme ceux des autres, sont des éléments de communication. Cela en faisant l'expérience de l'état émotionnel de l'autre, en apprenant à discerner ces différents états, et à influer dessus par une adaptation de ses propres comportements.